Ce que l'inspection des stades de la CAF a réellement constaté

Les listes de stades de la CAN 2027 circulent largement, capacités et rôles à l'appui. La CAF n'en a confirmé aucun. Sa propre note publiée en juin 2026 indique que les sites et les villes hôtes restent à confirmer officiellement.
Derrière cette phrase se trouve une inspection menée du 11 au 17 février 2026 dans les trois pays hôtes. Sa conclusion est nette : aucun des stades de compétition proposés n'atteignait le niveau requis.
Des constats précis
Les manques relevés sont détaillés. À Nairobi, l'inspection réclame la reconstruction de la pelouse, un éclairage à 3 000 lux, des systèmes de sécurité, des installations médias et la séparation des flux de spectateurs. Un différend porte sur les loges : la CAF en demande 61, la partie kényane entend en conserver 14 au nom de l'intégrité structurelle.
À Kampala, le stade national exige une démolition partielle, et le calendrier de quinze mois proposé a été jugé incompatible avec les délais du tournoi. À Hoima, enceinte inaugurée en décembre 2025, les inspecteurs ont relevé l'absence de séparation des catégories de spectateurs, des circulations croisées entre médias, VIP, équipes et public, des vestiaires non conformes et une zone mixte située dans l'aire de compétition.
À Dar es Salaam, il faut reconstruire entièrement la pelouse avec stabilisation agronomique, prévoir un éclairage d'au moins 2 500 lux et une redondance électrique. À Zanzibar, le rôle d'une enceinte reste formellement indécis.
Pourquoi nous laissons les capacités vides
Les sources divergent, parfois fortement. Le stade de Kampala en est l'exemple le plus net : les chiffres avant rénovation vont de 38 000 à 45 202, tandis que l'objectif annoncé est passé de 60 000 en mars 2026 à « plus de 50 000 » en juin. Nous ne publions aucune capacité pour ce stade.
La prochaine échéance est une inspection prévue en août 2026, exigeant au moins 80 % d'avancement. Chaque enceinte de notre page des stades porte son statut et les constats la concernant.